Artistes - Arc en Ciel    

 

Yangel

écoutez les mp3 dans cette page composé pour Yangel ou/et dont le texte est dit par Yangel

 

 

Tous les  animaux

 dans cette page sont les

Totems de Yangel

 

 

     

Yann Recueil

       

ainsi que

       

Le site deYangel

et aussi  Memorial

ainsi que Carnet de Guerre

mais aussi Le Fleuve

et encore 

Touareg

(sur la piste du chameau blanc)

       
     

Bleu lagon sous le vent

De l'archange

Qui danse.

Bleu

Céruléeno

Le recueil de Yann Noirot

voyez aussi Poèmes de Yann

Le cœur en marche vers la lumière.

L'âme en quête d'amour et de liberté.

 La poésie, fleur du quotidien, parfum d'azur,

  parfum de femme, senteur sauvage…


Surréaliste, parfois échevelé,

ce recueil de poèmes recherche l'empreinte

 de pas laissée sur la plage,

écoute le froissement des bambous contre le vent,

 étoile le temps, interroge, part à tâtons

sur la piste des mots

 vers l'inconnu du monde intérieur…


     Une étape sur la route de la vie.
     Un recueil de poésie sauvage…

Webmaster - LouVdC
    

 

Yann fait partie des "Neufs " de "Granny and co" et est dans le groupe depuis le début

Il écrit de merveilleux poèmes

"Yangel" est le pseudo de notre ami Yann et c'est vrai qu'il est un ange de bonté et de gentillesse...

"L'Arche du cielremixé par Yann Noirot qui dit un très beau poème qu'il a écrit, sur cette musique de DJ Overdrive. 

Dimanche 23 mars 2003 – 12 H 59

à DJ Overdrive

Yange

 

Plasman - Welcome To Heaven (Yann Noirot Mix) 

  morceau composé par Plasman et  paroles  écrites et dites par Yangel  

Vendredi 28/03/2003

 

 

MP3's dédicacés à Yann                 

 

Dédicace "Yann et les Dauphins" de LouVdC 

***************

Dédicace " L'Arche du Ciel" de DJ OVerdrive

mises à jour :1/07/2005

Yangel 

Un témoignage

de Yann

avant toute chose

 

 

 

cliquez sur l'image

cliquez sur l'image

Artistes - Arc en Ciel-

 

Temoignage....

Je me prénomme Yann et je suis né en 1970. Je suis atteint d’une maladie génétique incurable qui touche tous les muscles du corps (muscles de la marche, de la respiration, muscle cardiaque et les autres) : la myopathie de Duchenne.
        Comment vivre avec une telle maladie ? Il faut savoir que c’est une maladie évolutive et régressive relativement lente. On perd peu à peu ses libertés et possibilités physiques. Cette lenteur permet à l’esprit de s’adapter en même temps que l’évolution corporelle vers la régression. Tout n’arrive pas du jour au lendemain comme dans un cas d’accident de la route.
        Cependant, cette myopathie oblige, pour freiner les dégradations physiques, a un certain nombre d’opérations chirurgicales orthopédiques dont les plus importantes sont l’opération des jambes (pour prolonger la marche) et l’opération du dos (pour éviter la scoliose). La première opération consiste à inverser les muscles, à les « transplanter » : les muscles qui poussent vont tirer et vice versa. La seconde opération consiste à fixer des tiges métalliques tout le long de la colonne vertébrale pour la renforcer. Ces opérations sont très lourdes et occasionnent beaucoup de souffrance.
        Malgré cela, j’ai cessé de marcher vers l’âge de 7 ans, mes jambes sont devenues des « roues ». Et à l’adolescence, vers 14 ans, ont commencé mes problèmes respiratoires. A cette date, j’ai dû m’habituer à être branché sur un appareil respiratoire la nuit. Peu à peu cet appareil a occupé ma vie et maintenant je dois rester branché 24h/24. La situation est restée ainsi en pente douce jusqu’à l’âge de 19 ans, date à laquelle j’ai fait une décompensation respiratoire suite à une bronchite. A cette occasion, j’ai fait une expérience de mort imminente : le SAMU est arrivé devant la maison, mon père près de moi m’obligeait à respirer (et ce, depuis plusieurs heures) et j’ai cessé de respirer (la mort arrivait). A ce moment précis de mon transfert de la maison au fourgon du SAMU, tout a disparu (les arbres, les gens, la situation, tout) pour faire place à la lumière (lire le poème « Lumière »), une présence infinie d’amour, un océan de tendresse profonde, présence enveloppante comme un nuage immaculé rayonnant. La lumière était autour de moi et en moi. J’étais Elle et Elle était moi tout en étant différente. La seule chose qui restait de moi était une sorte de cœur spirituel pulsant sur le rythme de la lumière. Et puis j’ai réintégré mon corps, tout est réapparu : mon corps, ma souffrance, les autres, l’environnement. Et il y a eu la réanimation, passage difficile. La lumière est restée liée à moi car Elle m’a laissé son empreinte : un sentiment extrême d’amour et l’ouverture sur la poésie. Elle m’a ouvert la « porte ».
        Mon état respiratoire a continué de se dégrader jusqu’à l’âge de 23 ans où j’ai dû subir une trachéotomie. Ce qui m’a permis d’avoir une ventilation respiratoire plus efficace grâce à ma machine devenue une extension de mon corps. Mon cerveau, mon corps entier, tout s’est mis à mieux fonctionner.
Ensuite, ma situation générale s’est stabilisée jusqu’à l’âge de 31 ans, date à laquelle ont commencé mes problèmes urinaires : on m’a posé une sonde urinaire et tout un cortège de problèmes liés à cette situation.
Cependant, cette évolution lente vers la dégradation ne doit pas faire oublier que j’ai vécu avec ma maladie et qu’elle m’a appris des choses pour moi essentielles.

        Et c’est de cela que je voudrais vous entretenir maintenant.

        Tout au long de ma vie et ce depuis ma petite enfance, j’ai toujours été entouré d’êtres féminins un peu comme s’il s’agissait d’anges. D’abord des petites filles puis des jeunes femmes et enfin des femmes : c’était comme si elles percevaient ma réalité physique et voulaient me protéger, comme si leur instinct maternel les poussait vers moi.
Ces présences ont donc jalonné mon existence. C’est grâce à l’une d’entre elles que j’ai accepté la trachéotomie à 23 ans alors que j’aurai pu choisir d’attendre la mort pour retrouver la lumière. Les « anges » féminins ont toujours été là pour me guider et me renforcer.
        Vers 15 ans, j’ai ressenti très intensément la présence de Jésus et de l’amour lumière. Cette force m’a porté et peut-être permis de franchir les épreuves des opérations chirurgicales.
        A 19 ans, l’année de mon baccalauréat et l’année de mon expérience de mort imminente, j’ai découvert par la lecture le bouddhisme zen et le Japon. Puis j’ai fait ma décompensation respiratoire au printemps, j’ai travaillé tout l’été pour passer mon bac en septembre, bac que j’ai obtenu de justesse. Quelques mois plus tard, à 20 ans, la lumière m’a fait signe : j’ai ressenti un samedi matin, alors que j’étais seul, une « voix » qui m’a dit « Prends une feuille et un crayon et écris », j’ai obéi, un poème est né et, depuis, la poésie ne m’a plus jamais quitté. Ensuite, j’ai rencontré une jeune femme belle comme le ciel et sur ses longs cheveux blonds j’ai vu des reflets rayonnants qui m’ont rappelé ma « rencontre » avec l’océan de lumière. J’ai reçu un choc qui a eu l’effet suivant : la lumière, la féminité, la poésie et le Japon ont fusionné. Cela a ouvert mon « chemin personnel ». J’ai décidé de témoigner de la lumière et de l’amour par la poésie. Alors, mon rythme d’écriture n’a fait que s’accélérer pour atteindre maintenant en moyenne 20 poèmes par jour. J’ai décidé également de devenir une sorte de « ménestrel » pour les femmes afin de rendre hommage, de rendre grâce à leur angélisme, à leur tendresse et à leur luminosité. Les femmes sont, avec la Nature, les seuls êtres qui me font vivre.
        La culture japonaise, elle, m’a permis de travailler sur ma sensibilité et sur ma manière d’écrire. Ma technique d’écriture est le « lâcher prise » : ne pas penser ni réfléchir à ce que je vais écrire mais uniquement ressentir, n’être plus que sensoriel. Mes thèmes de prédilection sont la nature, les femmes et l’amour.
        Tout ceci m’a amené à réaliser que chaque être est un paysage symbolique que je m’applique à décrypter uniquement avec mon cœur.
        Je me suis donc rapproché d’un point de jonction entre l’humain et la nature : le chamanisme. J’ai lu beaucoup de choses sur les indiens, les aborigènes, les peuples africains, les peuples asiatiques pour stabiliser mon chemin. J’ai découvert mes totems (des sortes de symboles qui accompagnent et nourrissent ma vie) : le corbeau, le loup et le dauphin avec, au-dessus d’eux, l’ancêtre crocodile. Et ma poésie a pris cette forme de « vision » symbolique pour les autres aussi : je « vois » les gens non plus de l’extérieur mais de l’intérieur par le biais de la symbolisation naturelle. Depuis quelques années, j’utilise aussi la poésie pour moi, pour trouver et vivre la liberté que mon corps n’a plus, également pour évacuer la solitude et les ombres mentales qui parfois m’envahissent.
Malgré mon corps et grâce à lui aussi, j’ai appris et découvert mon « chemin personnel » que je suis librement, le regard tourné vers la lumière, le cœur parfumé du cœur des femmes, mon être nourri par la joie de Jésus et la force de vie de la nature. Chemin que je suivrais jusqu’à la dernière danse du « guerrier » vers la liberté infinie du ciel de lumière…