La fourrure des karakuls, agneaux d'Asie
centrale, fournit l'astrakan, et Broadtail que l'on retrouve
dans bon nombre de vêtements de luxe en occident. La HSUS
(Humane Society of the United States) a dépêché une
équipe en Ouzbékistan pour mener une
enquête sur cette production. Les conclusions, appuyées
par les films tournés en caméra cachée, sont accablantes pour
les producteurs.
L'astrakan correspond
à la fourrure d'agneaux abattus très rapidement après leur
naissance, ou, ce qui est encore plus prisé, à la fourrure de
fœtus dans les derniers jours de la gestation. Pour ce dernier
cas, la fourrure est officiellement annoncée comme provenant
d'agneaux morts-nés ; Selon l'industrie de la fourrure, ces
peaux fœtales proviennent d'animaux nés prématurément par
accident ou pour des raisons inconnues. L'équipe
d'investigation de la HSUS a découvert une toute autre vérité.
En effet, la HSUS montre au contraire des brebis enceintes
égorgées dans les 15 derniers jours de leur gestation (sans
étourdissement préalable).
Les fœtus sont
extraits ( du ventre de la mère ) et leur fourrure est
prélevée. De façon diverse, la mère est tuée et éventrée pour
en extraire le fœtus à la fourrure soyeuse. Une des techniques
populaires consiste à égorger la brebis porteuse et à lui
tordre le cou jusqu'à ce que sa tête soit arrachée du corps.
On laisse ensuite le bébé s'asphyxier à l'intérieur de
l'utérus de la mère avant de l'en extirper pour s'approprier
sa peau.
La surface obtenue
étant très petite, il faut beaucoup d'animaux pour
confectionner chaque vêtement (cela peut atteindre une
trentaine d'agneaux pour un manteau). Les manteaux et
ensembles fabriqués à partir d'agneaux Karakul se vendent à
plus de 25 000$ l'unité. Pour les éleveurs de moutons, ces
prix exorbitants justifient la mort des brebis en gestation.
De toute façon, après avoir mis bas de trois à cinq fois, la
mère est abattue. Aucun des enfants de la brebis ne lui
survivra. Au total, ce sont 4 à 5 millions d'agneaux qui sont
tués chaque année pour réaliser ces produits, et ce chiffre ne
prend pas en compte pas les brebis enceintes sacrifiées. La
HSUS dénonce notamment la France, l'Allemagne et l' Amérique
du Nord parmi les pays les plus demandeurs de ces produits.
L'âge des peaux, utilisées par les fabricants pour
confectionner des pièces de vêtement (de marque Ralph Lauren
ou Karl Lagerfeld, par exemple), varie en fonction des besoins
de la mode. Certains habits demandent des animaux prématurés
"qu'on extrait du ventre de la mère" des foetus âgés de cinq
jours, d'autres de quinze.
Sources: Agir
pour les Animaux Upperworld |