|
Irénée
Duriez a
acquis une grande notoriété en
tant que sculpteur modeleur de
figures principalement féminines,
en tant que créateur d’une élégance
initialement robuste puis de plus en
plus épurée et svelte. Le bronze
est sa matière, la figuration son
langage. Il dessine depuis des années,
mais jusqu’il y a peu, cela se
fait de manière plutôt
occasionnelle. Ainsi Irénée Duriez
s’engage sur la route qu’ont
empruntée des artistes comme Rodin,
Maillol ou Matisse
.Il
considère le modèle vivant comme
un stimulant et une impulsion, comme
une source de sa créativité, qui
le passionne, l’intrigue, le
frappe et le séduit sous un grand
nombre d’attitudes, de points de
vues, d’émotions et de degrés de
sensibilité.
Sa
sculpture se consacre principalement
à la jeune femme, un choix
conscient qui s’épanouit dans le
raffinement progressif de sa
tridimensionnalité, dans l’élaboration
des mains, des pieds, du visage,
dans l’intégration subtile
d’une émotion tangible, de
muscles et de tensions. Il est connu
que les sculpteurs aiment toucher,
voire palper un volume, un mollet,
une cuisse, un dos pour reproduire
ensuite l’expérience tactile,
s’appuyant en quelque sorte sur
une mémoire des mains. La forme
touchée s’incruste alors dans la
main. Elle se répète dans
l’argile ou dans la cire. Dans ses
bronzes, Irénée Duriez veut réaliser
la perfection et la sensibilité,
glorifier le métier et la créativité,
garder le respect de la forme
personnelle du corps du modèle.
Ajoutons que ses torses sont un peu
sa signature.
D'après
Hugo Brutin dans "Ars
Libris"
SUITE |