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Remi
Smits étudie le dessin au " Hoger
Sint-Lukas Instituut " de Bruxelles.
C'est
à l'académie des
Beaux-Arts de Bruxelles où il obtint son
diplôme de fin d'études dans l'atelier
d'Anto Carte, qu'il poursuit les études
de la peinture monumentale. Il
étudie ensuite la
sculpture à l'académie de Molenbeek dans
l'atelier de Robert Delnest.
Artiste-peintre, il
est, pendant 38 ans,
professeur à l'Académie d'Ixelles dans
la classe de peinture monumentale.
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Le
Peintre Aveugle |
Eternite |
Il créa
de nouveaux cartons de tapisseries qui
furent exécutées dans les ateliers G. DE
Wit et Chaudoir et acquises par l'Etat
belge (le Parlement, le ministère de la
culture), par la Krediet Bank ainsi que
par les collectionneurs privés. Il fit
des créations dans les techniques
d'avant-garde de l'aluchromie et de la résichromie
et des projets pour des mosaïques, du
verre gravé et des vitraux : entre autres
26 projets de vitraux abstraits pour l'église
Saint-Denis à Forest. Il exécuta pour
l'Etat de grandes fresques murales : à
Bruxelles au parc de Woluwe (13 mètres),
à Anvers et à Wilrijk (17 et 7 m, à
Hasselt (7 m) et à Lierre (4 m). Pour
l'Exposition Internationale de Bruxelles
en 1958, il réalisa des stands ainsi que
toute la décoration intérieure (dont une
grande sculpture en verre) du Palais des
Arts du Feu et des peintures monumentales
pour le Palais de l'Elégance et du Luxe
et pour le Palais de la Chimie, travail
pour lequel il obtint le grand prix avec médaille
d'or. Il est dessinateur-lithographe, créateur
d'un alphabet pour une maison d'édition
parisienne et même dessinateur de meubles
de bureau pour la Société Générale de
Belgique. On trouve des témoignages de
son art aux Etats-Unis, au Canada, à
Paris, à Londres, à Zagreb…
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Hommage |
neige |
| Il
exposa à de multiples reprises en
Belgique (dessins, tableaux et
tapisseries) et participa aussi à
de nombreux salons tant en Belgique
qu'à l'étranger : citons Paris
(Salon des Indépendants), le château
de Vincennes, Lille, Arras,
Amsterdam, Düsseldorf, Munich… Il
est membre actif des cercles
artistiques bruxellois Simonis et
Alfred Bastien (dont il est président).
Il obtint le prix de l'œuvre
Nationale des Beaux Arts. |

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| Parler
de Remi Smits en l'absence totale de
ses œuvres n'est pas chose facile.
De plus, faut-il parler de ses
tapisseries, de ses fresques
monumentales, de ses peintures, de
ses pastels et fusains, de sa longue
démarche expérimentale qui l'a
amené de la lithographie jusqu'à
des disciplines aussi rares et
surprenantes que la résichromie,
l'aluchromie ou le vitrail ? Ou ne
convient-il pas aujourd'hui, en ce
jour de couronnement d'une carrière
artistique, de mettre l'accent sur
ses talents de professeur d'académie,
sur ses dons de communication avec
ses élèves, sur son esprit
d'ouverture et sa grande chaleur
humaine au point où il continue à
garder un contact fertilisant avec
les plus intéressants de ses élèves
en voie de devenir des artistes
renommés |

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Voilà
des questions qui resteront sans réponse,
il faudrait, en effet, un discours
de plus d'une heure pour résumer
une vie et une œuvre artistique
aussi longue, aussi riche et aussi
variée. Variée certes, mais alors
dans une unité remarquable. Car l'œuvre
de Remi Smits me paraît
admirablement ordonnée, par le
contraste des couleurs vives et des
tons rompus, par le contraste du
plein et du vide, du noir et du
blanc, où les ombres respirent la
liberté, où la vigueur des
verticales et des obliques, fait
chanter les courbes, engendrant la
force et le volume, sinon la
sensualité. Un art aussi qui se dérobe
dans une large mesure à une définition
précise d'un style spécifique, et
à la tyrannie du temps. Car l'art
de Remi Smits est classique.
Classique est celui qui veille sur
les traditions. Chez Remi Smits par
la composition de ses tableaux,
tapisseries et fresques, composition
qui est régie par la section d'or
(sectio aurea et divina), par le
refus total de toute concession aux
nombreux " ismes " à la
mode qui déferlent devant nous
depuis un demi-siècle et qui
troublent notre compréhension de
l'art de notre temps, et finalement
par son attachement à l'homme. Là
est le vrai classicisme, là aussi
est la perpétuelle actualité. Que
toutes les néo-avant-gardes, en
commandite ou de confection,
retournent aux vraies sources que
sont l'homme qui sait et l'homme qui
crée. A l'image de l'œuvre de Remi
Smits. Au moins l'art de notre temps
ne serait pas vain et le geste du
peintre inutile ". Piet Degroof |
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